Chambre d’hôtes - Marseille
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Marseille et Paul Arène (1843-1896) 

"Hélas, on n’ira pas dans les collines couleur d’améthyste et de reine-claude, dont le silence n’est troublé que par le coup de feu mélancolique et rare d’un chasseur au poste, se rouler, ivres de l’ivresse doucement sommeillante de l’aïoli, haschich
enfantin, entre les cistes et les myrtes, sur le tapis feutré et balsamique des fines aiguilles de pin.

"On n’ira pas non plus, quoique je te l’eusse solennellement promis, O mon vieil ami Isoard Pipe, le dernier des purs marseillais, manger la classique bouillabaisse dans ton cabanon d’Endoume, un peu haut perché peut être, un peu serré entre les cubes bleu tendre et jaune vif des cabanons voisins, mais si bien à l’abri du mistral et d’un site si admirablement choisi, qu’aucun bateau, depuis le Nego Chin, qui s’en va jeter ses filets autour du Château d’If ou de Planier jusqu’au fier paquebot qui fait les voyages lointains des Indes et de l’Indochine, ne peut se dispenser de passer sous le feu de notre
lunette d’approche..."